Georges Blanc, Ambassadeur infatigable de la volaille de Bresse

LE BIEN PUBLIC – publié le 07/12/2015 à 07:00

 

 

A 74 ans, il court toujours, le chef aux trois étoiles, mais pas dans la cuisine de son restaurant gastronomique et de son village gourmand de Vonnas qui « passent » tout de même 220 poulets par semaine. Non, il promeut celle qui a fait la renommée de sa cuisine : la volaille de Bresse. Et avant de partir pour l’Asie, il a accueilli, jeudi 19 novembre à Vonnas, 11 candidats à l’agrément d’éleveur délivré par le CIVB venus présenter leur parcours et leur projet professionnel devant un jury. Car on ne devient éleveur qu’après avoir monté un dossier, accompli une formation théorique ainsi qu’un stage pratique chez un éleveur.

Marié à la volaille de Bresse

« Je crois que j’ai été marié à la volaille de Bresse » reconnaît celui qui a repris une auberge de sept salariés en 1968 à 25 ans pour en faire une entreprise de 350 personnes dont 180 à Vonnas. « Nous avons un produit exceptionnel, haut de gamme, qui a sa place dans les plus grandes cuisines, même dans un restaurant 3 étoiles car, dans le poulet, tout est bon » s’enthousiasme-t-il. Un produit haut de gamme qui offre de vraies perspectives aux éleveurs et une stabilité appréciable compte tenu de la volatilité des filières laitières et céréalières soumises à des marchés fluctuants. « Nous sommes sur un marché de niche mais qui repose sur un modèle économique éprouvé car la volaille est la viande la plus consommée dans le monde » explicite Georges Blanc. (…)